05.06.2017, 15:00  

Mère de famille gravement blessée après avoir été poignardée par son mari

chargement
Le drame s'est déroulé à Peseux.

 05.06.2017, 15:00   Mère de famille gravement blessée après avoir été poignardée par son mari

Dispute - Dans la nuit de vendredi à samedi, un habitant de Peseux a agressé son épouse avec de nombreux coups de couteau. Il s'en est également pris à sa belle-sœur. Tout cela devant leur fils de six ans. Le mari a évoqué la légitime défense ce qui ne semble pas vraiment convaincre les enquêteurs.

L'homme, originaire du Maroc et âgé de trente à quarante ans, a asséné de nombreux coups de couteau à sa femme, blessant également sa belle-sœur qui tentait de s’interposer, selon le communiqué du procureur général. 

Cette dispute conjugale s'est en partie déroulée dans les escaliers de l’immeuble où habitent les protagonistes. Plusieurs voisins y ont donc assisté et ont pu appeler rapidement la police.

L’épouse a été conduite à l’hôpital de l’Isle, à Berne. Son état était grave mais, selon le procureur contacté lundi, son état semble s'être amélioré, même si elle n'a pas pu être entendue dans le cadre de l'enquête. L’autre victime, moins touchée, a été hospitalisée à Neuchâtel. L’enfant a été remis aux bons soins d’une autre tante.

Le mari a immédiatement été arrêté par la police et il a été entendu samedi en fin de journée. S'il ne conteste pas être l’auteur des coups de couteau, il explique que c’est sa femme, aidée de sa sœur à elle, qui a commencé à l’agresser et qu’il n’a fait que se défendre.

Le ministère public prend note de cette explication avec un certain scepticisme car elle n’est guère corroborée par la disparité des lésions constatées sur chacun des protagonistes: alors que les deux femmes présentaient l’une et l’autre des blessures profondes, celles du mari sont légères et superficielles.

Il semble ainsi difficile d’admettre un acte de légitime défense, ce d’autant plus que, les faits ayant pour l’essentiel eu lieu dans les escaliers de l’immeuble, on peut supposer que les deux femmes cherchaient à fuir et ne présentaient donc plus une menace pour l’auteur.


Top