20.06.2017, 00:01  

Ras le bol des bûches à tort et à travers

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Bruno Clerc montre la vignette de parcage qui orne bel et bien son pare-brise.

NEUCHÂTEL - Malgré la vignette de parcage posée sur son pare-brise, un habitant de Serrières s’est vu infliger plusieurs amendes. La Sécurité urbaine, qui les a annulées, reste sur la réserve.

«Je suis désolé d’en arriver là, mais ça commence à bien faire!» Amendé abusivement et à répétition, un habitant de Neuchâtel a tenu à témoigner. Il dénonce aussi la manière avec laquelle il a été reçu par la Sécurité urbaine.

Bruno Clerc l’admet: l’introduction de la zone bleue à Serrières, «c’est très bien; ça a permis de désengorger le quartier....

«Je suis désolé d’en arriver là, mais ça commence à bien faire!» Amendé abusivement et à répétition, un habitant de Neuchâtel a tenu à témoigner. Il dénonce aussi la manière avec laquelle il a été reçu par la Sécurité urbaine.

Bruno Clerc l’admet: l’introduction de la zone bleue à Serrières, «c’est très bien; ça a permis de désengorger le quartier. Avant, il y avait beaucoup de voitures ventouses». Il trouve plus facilement à parquer, sans limite de temps, grâce à sa vignette de riverain.

«Il suffit de lever la tête»

Pourtant, «la première année, j’ai reçu une amende et l’année suivante encore une». L’année passée, Bruno Clerc s’en est même vu infliger trois, dont l’une a encore été augmentée après un second passage de l’agent. Une nouvelle «bûche» est tombée il y a deux semaines.

Est-ce une «avidité à sortir la bûche» qui explique un certain aveuglement? Car, «mon macaron est au milieu du pare-brise, à côté du rétroviseur. Il n’est pas planqué.» Certes, le disque de stationnement du Serriérois affiché en permanence peut induire en erreur, mais «si vous levez la tête, vous devez voir le macaron».

Bruno Clerc n’a jamais eu de véritable explication quant à ces «amendes à tour de bras». «Une fois, une policière m’a demandé si j’avais une bande noire sur mon pare-brise», soit un pare-soleil. C’est le cas, mais ce dernier ne masque pas pour autant la vignette.

«Ça arrive souvent»

A chaque reprise, le préretraité de 63 ans est passé à la réception de la Sécurité urbaine et ses amendes ont été annulées. «La dernière fois, on m’a dit que ça arrivait fréquemment...»

Pour biffer l’amende, «on me dit que l’agent qui a verbalisé doit être d’accord, alors qu’il a fait une erreur! Ils montent sur leurs grands chevaux, nous donnent l’impression d’être coupables et de nous faire une faveur.» Notre témoin espère une prise de conscience. Et de conclure: «On peut tous faire des erreurs, mais la moindre des choses est de le reconnaître.»

Nouveau système infaillible?

A la Ville de Neuchâtel, on n’avance ni chiffres, ni explications quant au type de mésaventure rencontrée par Bruno Clerc. La Sécurité urbaine se contente de donner la marche à suivre si «par exemple, j’ai une vignette valable mais qu’elle n’était pas visible sur mon véhicule: le contrevenant adresse un courrier ou un courriel, soit passe à la réception ou bien a un contact direct sur rue avec l’agent. Il expose ses arguments et après analyse de la situation, l’agent annule si les arguments sont bien évidemment valables.»

Par ailleurs, le cas d’espèce est cité en dernier parmi «les raisons principales d’annulations de contraventions». En voici la liste: «Urgence médicale, appareil défectueux, erreur de saisie de plaque ou de numéro de case (personne âgée) sur horodateur, ticket en ordre mais retourné ou tombé sur le siège, hors case sans mise en danger pour charger ou décharger du matériel lourd ou une personne, personne à mobilité réduite, cumul d’infractions (1er contrôle: dépassement de temps, donc contravention. 2e contrôle: contraventions différentes en fonction du temps dépassé supplémentaire, donc annulation de la première), vignette de zone valable mais pas visible par le collaborateur (mal positionnée sur le pare-brise, donc illisible).» Etait-ce le cas du macaron de Bruno Clerc aux yeux de la Sécurité urbaine?

Le «City Control» relèguera-t-il ce genre d’incident au passé? La Sécurité urbaine prévoit d’introduire ce système, nous apprenait récemment l’hebdomadaire gratuit «A+». Il permet de prendre des photos et de géolocaliser le lieu de l’infraction. L’amende est directement imprimée et les informations sont transmises par voie électronique. Le site internet d’une société genevoise commercialisant ce type d’appareil promet de «verbaliser rapidement et facilement sur la voie publique». «Cette solution communique, en temps réel, le statut des véhicules, des permis et des autorisations préalablement enregistrés. Finies, les tâches administratives au bureau, les agents patrouilleurs peuvent se concentrer sur les contrôles dans les rues.»


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