19.06.2017, 00:01  

Et de deux pour Simon Spilak

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Simon Spilak, qui doit sa victoire finale à sa démonstration sur l’étape de Sölden vendredi, a terminé hier  à la 5e place du contre-la-montre de Schaffhouse.
Par ats

CYCLISME - Le Slovène a remporté le Tour de Suisse, qui s’est terminé hier à Schaffhouse.

Simon Spilak a ajouté une nouvelle ligne helvétique à son palmarès. Pour la deuxième fois après 2015, le Slovène s’est adjugé le Tour de Suisse à l’issue du contre-la-montre final de Schaffhouse.

Il a terminé au 5e rang de cette ultime étape, remportée par l’Australien Rohan Dennis devant le Thurgovien Stefan Küng. Jamais inquiété sur ce chrono de 28,6...

Simon Spilak a ajouté une nouvelle ligne helvétique à son palmarès. Pour la deuxième fois après 2015, le Slovène s’est adjugé le Tour de Suisse à l’issue du contre-la-montre final de Schaffhouse.

Il a terminé au 5e rang de cette ultime étape, remportée par l’Australien Rohan Dennis devant le Thurgovien Stefan Küng. Jamais inquiété sur ce chrono de 28,6 km, le leader de l’équipe Katusha a certes lâché quatre secondes à son principal rival, l’Italien Damiano Caruso, mais il a conservé bien assez de temps pour l’emporter.

Sacré avec 48’’ de marge sur Caruso et 1’08 sur le Néerlandais Steven Kruijswijk, Spilak s’est offert une victoire qui ne souffre aucune discussion, contrairement à celle de 2015, lorsqu’il s’était imposé sur le fil face à Geraint Thomas (5’’ d’avance au final). Son nouveau succès, le Slovène le doit à sa démonstration sur l’étape de Sölden, où il avait écrasé vendredi la concurrence dans l’ascension du glacier du Tiefenbach.

«Je préfère les courses de six à 10 jours»

Egalement habitué à briller sur le Tour de Romandie – 1er en 2010, 2e en 2013, 2014 et 2015 –, Spilak est bien l’un des coureurs les plus redoutables sur les routes helvétiques. Il faut dire que le format des courses d’environ une semaine convient parfaitement à ses qualités. Ce n’est, en revanche, pas le cas des grands Tours, où il n’a jamais réussi à s’illustrer et où il n’est d’ailleurs plus aligné. «Je n’ai plus disputé de grand Tour depuis 2014. C’est ma décision, car je préfère les courses de six à 10 jours. Mon prochain objectif sera d’ailleurs le Tour de Pologne (réd: du 29 juillet au 4 août)», a-t-il reconnu.

Et le Slovène de Katusha d’assurer: «Cette deuxième victoire sur le Tour de Suisse a beaucoup d’importance à mes yeux. Et elle est aussi très importante pour mon équipe.» La formation russe à licence suisse n’avait, en effet, remporté qu’une seule épreuve cette année sur le World tour, avec Alexander Kristoff début mai sur le Grand Prix de Francfort.

Küng encore dauphin

Côté suisse, Mathias Frank a souffert hier sur le contre-la-montre de Schaffhouse (28e à 2’00), ce qui l’a fait reculer d’un rang au classement général (7e à 4’00). En vue en montagne sur les étapes de Villars-sur-Ollon et La Punt, mais en retrait ensuite à Sölden, le Lucernois s’est classé pour la quatrième fois dans le top 10 du Tour de Suisse. «J’espérais mieux», a reconnu celui qui va désormais se concentrer sur le Tour de France, où il sera chargé d’épauler le Français Romain Bardet chez AG2R.

Quant à Stefan Küng, il s’est encore heurté hier à Dennis. Comme lors du prologue à Cham, le Thurgovien a dû se contenter de la 2e place sur le chrono de Schaffhouse, sur lequel il est resté à bonne distance (à 29’’) de son coéquipier australien chez BMC. «Rohan est actuellement l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur rouleur du monde», s’est consolé Küng.

Même s’il n’est pas parvenu à remporter une étape, ce qu’il avait réussi fin avril sur le Tour de Romandie à Bulle, le Thurgovien peut être satisfait de sa boucle nationale avec deux performances solides sur les chronos et un jour avec le maillot jaune. «J’ai profité de chaque journée. Celle passée avec le maillot jaune restera notamment inoubliable», a jugé Küng, qui devrait être aligné sur le Tour de France, où il pourrait être l’un des candidats à la victoire sur le prologue de Düsseldorf. ats

une édition 2018 exclusivement alémanique?

La direction du Tour de Suisse a tenu une conférence de fin d’épreuve à Oberstammheim pour évoquer l’avenir et se féliciter du bon déroulement de l’édition 2017. Le choix du village zurichois n’est pas anodin, puisque la commune limitrophe au canton de Thurgovie sera ville-étape du prochain Tour de Suisse.

On ne sait pas encore si ce sera pour le départ ou l’arrivée. Ce que l’on sait en revanche c’est qu’une étape se tiendra à Frauenfeld lors du premier week-end, ainsi qu’à Arosa, Gansingen, Gommiswald et Loèche-les-Bains. Le parcours complet sera dévoilé en février 2018.

Olivier Senn, le directeur de l’épreuve, a fièrement énoncé le bilan: «Je ne peux qu’utiliser le terme ‹positif›. D’un point de vue sportif, la course est restée ouverte jusqu’au bout. Il n’y a pas eu d’incidents majeurs et cela a de nouveau été une vraie grande fête populaire.»

Pour 2018 en revanche, Senn n’a pas voulu confirmer la rumeur comme quoi le Tessin (pour la première fois en 12 ans) et la Romandie seraient zappés par la boucle nationale. On sait par contre qu’il n’y aura pas d’arrivée à Sölden en Autriche. «Le Tour se déroulera exclusivement en Suisse», a appuyé Senn.

En assouplissant les conditions financières et en s’occupant de la restauration de manière indépendante, les organisateurs ont réussi à redresser la barre. On ne sait toujours pas les dates de l’épreuve l’an prochain. Senn aimerait bien débuter une semaine plus tôt. Cela permettrait d’éviter une collision avec la Coupe du monde de football en Russie et d’avoir trois semaines entre la fin de l’épreuve et le début du Tour de France.

En avançant le Tour de Suisse, Senn sait bien qu’il pourrait attirer des stars désireuses de se préparer pour la Grande Boucle. Il aimerait pouvoir la placer en parallèle du Dauphiné et ainsi concurrencer l’épreuve française. Mais le Dauphiné appartient à ASO, l’entreprise qui gère le Tour de France et qui est bien entendu l’une des entités les plus importantes du cyclisme. Une décision de l’UCI est attendue la semaine prochaine, mais Senn n’arbore pas un immense sourire: «Les chances de voir le Tour de Suisse débuter plus tôt ne sont pas très bonnes». ats


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