19.06.2017, 01:13

Le meilleur Neuchâtelois de l’histoire

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L’Oreca-Gibson de Jonathan Hirschi (première à gauche) a fait bien davantage que se défendre au Mans.

 19.06.2017, 01:13 Le meilleur Neuchâtelois de l’histoire

AUTOMOBILISME Jonathan Hirschi a décroché le huitième rang du classement général des 24 Heures du Mans.

Malgré la fatigue, Jonathan Hirschi (31 ans) est un homme heureux. Pour sa cinquième participation aux mythiques 24 Heures du Mans, le Vaudruzien a pris la huitième place toutes catégories, au volant de son Oreca-Gibson du Team Manor!

Il s’agit,...

Malgré la fatigue, Jonathan Hirschi (31 ans) est un homme heureux. Pour sa cinquième participation aux mythiques 24 Heures du Mans, le Vaudruzien a pris la huitième place toutes catégories, au volant de son Oreca-Gibson du Team Manor!

Il s’agit, tout simplement, du meilleur résultat jamais obtenu par un pilote neuchâtelois dans la célèbre épreuve sarthoise. Hubert Patthey avait, lui, fini neuvième du classement général en... 1958.

«C’est extraordinaire», lâche un Jonathan Hirschi à la voix enjouée, joint par téléphone moins d’une heure après la fin de sa course. «Réussir un top 10 auMans, c’est forcément un résultat hors du commun», que le pilote tient à partager avec ses coéquipiers, le Français Jean-Eric Vergne et le Britannique Tor Graves, avec lesquels il s’est relayé au volant durant 24 heures.

Devant Buemi

Cette formidable performance s’explique aussi par l’énorme déchet au sein de la catégorie-reine, la LMP1. Au final, la Porsche du trio composé de l’Allemand Timo Bernhard ainsi que des Néo-Zélandais Brendon Hartley et Earl Bamber, s’est quand même imposée (lire également ci-contre). «Mais personne n’a demandé aux LMP1 d’abandonner», plaisante Jonathan Hirschi. «L’Endurance, c’est aussi une question de fiabilité», précise-t-il à juste titre.

Et puis le fait d’avoir terminé devant le Vaudois Sébastien Buemi (9e) – «une vraie référence dans le sport automobile» – ajoute à la fierté toute légitime du Neuchâtelois.

«Notre catégorie, la LMP2, était homologuée pour la première fois. Nous partions un peu dans l’inconnue. Or, tout s’est très bien passé, si l’on excepte un changement de freins qui nous a fait perdre quelques minutes mais qui était indispensable pour assurer la sécurité.»

Perfectionniste en diable, Jonathan Hirschi estime que «nous aurions pu faire encore mieux. Nous avons égaré un peu de temps lors de certains ravitaillements, mais sur 24heures, il s’agit de pépins presque inévitables.»

Son Oreca-Gibson n’a perdu que sept tours au final sur les vainqueurs. «Il s’est agi d’une course très éprouvante, car elle a été extrêmement serrée, de bout en bout. A un certain moment, nous étions même dans le trio de tête et nous étions encore cinquièmes à la mi-course.»

Pas de repos

La petite chute au classement s’explique par divers facteurs. «D’abord la nuit était moins favorable à notre voiture. Et puis, il faut reconnaître que plusieurs autres équipes étaient composées de trio de pilotes de top niveau. Ne faisons pas la fine bouche.»

Jonathan Hirschi a bien raison: tenir aussi longtemps, sous une chaleur harassante, sans la moindre baisse de concentration, nécessite une préparation physique et mentale hors normes. «Cette année, puisque je savais assez tôt que j’allais prendre part aux 24Heures duMans, j’ai accordé une grande place à mon entraînement physique. Je pense que cela a payé.» Effectivement. Lors de ses expériences précédentes, Jonathan Hirschi avait décroché une 21e place au général comme meilleur résultat.

«Je n’ai dormi qu’une petite heure durant la nuit, avant de prendre un relais. Avec l’adrénaline, tu tiens le coup, mais dès que c’est fini, tu es lessivé.»

Cependant, pas de repos pour les braves: Jonathan Hirschi ne pourra retrouver sa famille que pendant deux jours. Mercredi, il repart pour la France et un autre circuit mythique, celui du Castellet, où il disputera les 6 Heures du Circuit Paul Ricard en catégorie GTO.

Porsche décroche un 19e titre

Porsche a conquis son 19e succès aux 24 Heures du Mans, le troisième consécutif. La 919 Hybrid du trio composé par l’Allemand Timo Bernhard et les Néo-Zélandais Earl Bamber et Brendon Hartley s’est imposé.

Les chances de victoire de cette voiture semblaient pourtant très compromises samedi en début de soirée. La Porsche No 2 avait dû observer un long arrêt à son stand (1h05) en raison de problèmes techniques et était repartie en 56e position! Mais les malheurs des autres bolides de la catégorie LMP1 allaient la remettre dans le coup, de manière incroyable.

L’autre voiture officielle de la firme de Stuttgart, la No 1 pilotée par le Seelandais Neel Jani, l’Allemand André Lotterer et l’Anglais Nick Tandy, a dû abandonner (chute de la pression d’huile) à moins de quatre heures de l’arrivée alors qu’elle comptait 14 tours d’avance sur le 2e.

Parties avec l’étiquette de favori, Toyota n’a pas réussi à briser la malédiction et à apporter à la marque japonaise son premier succès aux 24 Heures. Seule la TS050 Hybrid No 8 de Sébastien Buemi, accompagné d’Anthony Davidson et Kazuki Nakajima, a rallié l’arrivée, en 9e position.

Les LMP2 ont du coup pu jouer dans la cour des grands. Deux de ces bolides, qui étaient 25 au départ contre 6 en LMP1, ont pris les places d’honneur. L’écurie de l’acteur Jackie Chan a placé son Oreca-Gibson au 2e rang avec l’équipage composé par l’Anglais Oliver Jarvis, le Chinois Ho-Pin Tung et le jeune Français Thomas Laurent. La troisième place est revenue à l’écurie romande Vaillante Rebellion-Gibson No 13, décorée aux couleurs du héros de BD Michel Vaillant. Le Genevois Mathias Beche était l’un des trois pilotes avec le Brésilien Nelson Piquet Jr et le Danois David Heinemeier Hansson. ats


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