18.06.2019, 19:24

La Ville de Neuchâtel passe au bio sur ses parcelles agricoles et viticoles

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Les vignes et domaines agricoles propriété de la Ville de Neuchâtel passeront tous progressivement au bio.

Politique Une parfaite unanimité a sanctionné, lundi soir, le projet d’arrêté instituant une agriculture biologique sur les domaines ainsi que sur les parcelles agricoles et viticoles de la Ville de Neuchâtel.

La Ville de Neuchâtel passe au bio! Lundi soir, les conseillers généraux ont voté à l’unanimité un arrêté stipulant que «les domaines et parcelles agricoles et viticoles en propriété de la Ville de Neuchâtel sont cultivés conformément aux dispositions de l’ordonnance sur l’agriculture biologique».

Cette décision touche toutes les exploitations détenues par la Ville. Soit treize domaines agricoles et l’équivalent de 12,5 hectares de parcelles viticoles (2,1% des 597 hectares de vignes du canton de Neuchâtel) situées à Colombier, Auvernier, La Coudre, Hauterive et Neuchâtel.

L’adoption de cet arrêté renforcera encore la position de Neuchâtel dans la viticulture bio. Selon un rapport de la station viticole cantonale, 121 hectares, soit 20% du vignoble, étaient déjà exploités en bio-organique ou biodynamique en 2017. Ce taux était même de 25% en 2018, contre 5% en moyenne nationale.

Pas pour tout de suite

Tous les domaines du chef-lieu ne passeront cependant pas au bio du jour au lendemain. L’arrêté concocté par la commission spéciale «Domaines agricoles et viticoles bio», prévoit la transition écologique pour toute conclusion ou tout renouvellement d’un contrat de bail, de bail à germe ou de tâcheronnage. Or, certains contrats ont parfois une validité courant jusqu’à 50 ans. D’autres arriveront à échéance dans deux ou trois ans.

La Ville de Neuchâtel prévoit également, via son Service des domaines, l’accompagnement dans le processus de conversion en agriculture biologique. Elle peut aussi convenir de dérogations en cas de circonstances exceptionnelles.

Viticulteur conquis

Conseiller général à Neuchâtel et viticulteur en phase de reconversion bio, Nicolas de Pury savoure déjà cette réussite en faveur de l’environnement. Car la production bio interdit catégoriquement l’utilisation de produits chimiques de synthèse. Cela a un prix, que l’élu vert assume volontiers.

«Comme nous n’utilisons plus d’herbicides, il faut griffer la terre et faucher. Il faut aussi multiplier les traitements au cuivre, au soufre, à la bouillie bordelaise ou autres spécialités en fonction de la météo: entre dix à douze traitements par an.» Cela demande un engagement supplémentaire. Mais au final, «l’état du feuillage et des fruits est meilleure». Le rendement s’en ressent, «car la plante n’est plus dopée par la chimie, mais les paiements directs peuvent compenser cela», évalue Nicolas de Pury.


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