Chroniques du changement
 12.01.2018, 18:31

#7 Les métiers qui font nos médias - Dans l’œil des photographes

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Les photographes de L'Express, L'Impartial et ArcInfo, de gauche à droite: David Marchon, Christian Galley et Lucas Vuitel.

 12.01.2018, 18:31 #7 Les métiers qui font nos médias - Dans l’œil des photographes

Rencontre CHRONIQUES DU CHANGEMENT - Vous voyez leurs productions chaque jour mais ne connaissez peut-être pas leurs noms. David Marchon, Lucas Vuitel et Christian Galley, les photographes de nos titres, se confient sur leur travail.

Christian Galley, David Marchon et Lucas Vuitel sont les trois photographes attitrés de "L'Express", "L'Impartial" et ArcInfo. Nous leur avons demandé de présenter leur vision du métier de photographe de presse à travers un cliché parmi leurs plus récents. Un choix difficile...

Lucas Vuitel, 26 ans

C’est en photographiant ses amis sur une planche de skate ou sur des skis que le virus de l’image s’est transmis au grand passionné de sport qu'est Lucas Vuitel. Le Neuchâtelois devient, de 2009 à 2012, le photographe officiel du NUC volley-ball (Neuchâtel Université Club volley-ball) grâce au frère d’un ami, speaker de l’équipe.

Aux matches, il rencontre un certain David Marchon, photographe du journal "L’Express". “J’aimais bien comme il travaillait, se souvient Lucas. Je lui ai demandé si je pouvais le suivre une journée. Il a accepté et m’a donné des conseils.”

Lorsque le NUC part pour la première fois en coupe d’Europe en Hollande, le journal ne peut envoyer quelqu’un pour suivre l’équipe. Lucas envoie ses photos à "L’Express" puisqu’il est parti avec le club. Et c'est ainsi que débute sa carrière au journal...

Lucas a choisi une photo d'un collectionneur, il raconte pourquoi dans cette vidéo...

David Marchon, 41 ans

Fils de photographe de reproduction au journal "La Liberté", David Marchon entraîne son œil depuis tout jeune. Dans son adolescence, il effectue un apprentissage de photographe de laboratoire et enchaîne les petits boulots, notamment des piges pour le journal "La Gruyère". Le Fribourgeois d’origine se dirige vite vers la photographie de presse.

“À l’époque, beaucoup de gens partaient pour être photographe de presse, rappelle-t-il. Il y en avait bien plus qu’aujourd’hui. C’est drôle, l’image n’a jamais aussi bien marché qu'actuellement mais le photographe n’a jamais été aussi peu considéré.”

Lui, pourtant, se trouve chanceux. Son travail lui permet de changer constamment de sujet et de découvrir toujours de nouvelles choses. Et quand on aborde la question des commandes, il glisse, un peu malicieux, qu’on trouve toujours un moyen de contourner les directives. Ce doit être ce qu'on appelle "l’œil du photographe"...

Dans cette vidéo, David explique pourquoi il a choisi une image de manifestation...

Christian Galley, 60 ans

Christian Galley a grandi parmi les photographies. Chaque instant important de sa vie d'enfant était immortalisé par ses parents. "Revoir ces images, des années plus tard, je trouvais et je trouve ça fascinant", confie-t-il.

La passion, elle, n'arrive que plus tard, lors d'un voyage en Laponie. Autodidacte, Christian ouvre un atelier de développement rapide avec un copain. Ils font des photos de mariage, de mode, d'industrie...

Sa passion se révèle lorsqu'il se met à la photo de sport. "C'était ça le genre de photo que j'aimais faire: de l'instantané", lâche-t-il.

Après quelques cours par correspondance, il vend ses photographies de sports à "L'Impartial" dès 1989. Deux ans plus tard, le journal lui propose un poste fixe, qu'il s'empresse d'accepter.

La photo qu'il a choisi de présenter, c'est celle de Mario Gonzalez, un réfugié chilien habitant au Locle.

"Ce que j'aime dans ce job, avoue-t-il, c'est que je suis toujours par monts et par vaux à la rencontre des gens. Ces gens qui ne me connaissent pas mais qui m'ouvrent leur porte pour que je puisse les prendre en photo".

S'il regrette le manque de temps dont peut parfois pâtir le photographe de presse, il confie que toute photo "doit être authentique". "Comme celle de Mario Gonzalez, dans son milieu, dans sa lumière. Avec ce beau regard doux, et paisible."

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