L'industrie 4.0 à Neuchâtel
 12.06.2019, 08:00

Ils propulsent l’industrie traditionnelle dans l’économie numérique

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Un pavé en métal doit être remis aux lauréats du prix des "Shapers"

Récompense Le prix «Industrie 4.0 – The Shapers» récompense des acteurs de l’économie impliqués dans la numérisation de l’industrie. Plusieurs lauréats exercent dans l’Arc jurassien leur talent pour l’innovation.

C’est aujourd’hui 12 juin, lors d’une cérémonie à Montreux, que seront remis pour la deuxième fois les prix «Industrie 4.0 – The Shapers». Des industriels réunis au sein du groupe de réflexion «manufacture thinking» récompensent les acteurs de l’économie romande qui savent tirer parti de la révolution numérique. Parmi les lauréats, plusieurs œuvrent dans les industries de l’Arc jurassien. 

Magali Fröhlich, chercheuse à la He-Arc Ingénierie, développe avec des médecins du Chuv une application utilisant des lunettes de réalité augmentée. Elles permettent d’intéragir avec l’holograme d’un patient reconstitué en 3D à partir d’imagerie médicale. 

Dominique Beuchat, fondateur de 3D-precision à Delémont, est un des pionniers de l’impression 3D de pièces métalliques pour l’industrie. Comme le procédé est nouveau, c’est à lui de jouer les défricheurs: «Les clients ne savent souvent pas comment ils pourraient profiter du procédé, nous devons les orienter», explique-t-il. 

Bernat Palou est le directeur d’ARC-M, à Neuchâtel, une association forte de cinquante membres qui veut fédérer les entreprises autour de projets communs dans le domaine de la digitalisation de l’industrie. 

Sarah Dégallier Rochat, Professeur à la HES de Bienne, s’est spécialisée dans la robotique. Elle est donc amenée à réfléchir aux implications de la robotisation sur le travail. «Notre usage de l’automatisation en général est un choix plus politique que technologique». Pour elle, il faut permettre aux entreprises d’implémenter l’automatisation de manière à optimiser les conditions de travail tout en maintenant la compétitivité en termes de coûts de production. 

Patrick Neuenschwander, ingénieur chez le fabricant de machine Tornos à Moutier, travaille depuis des années à des procédures de simulation d’usinage en 3D. Ce qui permet par exemple de superviser à distance des opérations d’usinage complexe, ou de connaître l’état de fonctionnement des machines par smartphone. 

Enfin, José Demetrio, fondateur de Geosatis au Noirmont, est distingué pour avoir ouvert une éthique des objets connectés, dans un domaine sensible, puisque les bracelets électroniques de Geosatis sont destinés à la justice pénale. 


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